• soanecarre

Impliquer pour mieux toucher


La sensibilisation est un réel challenge à relever. Même en montrant des chiffres, des statistiques et des faits. Nous avons du mal à y adhérer vraiment. Mais pourquoi ? Je pense que tant que nous n'avons pas vécu certaines choses, nous avons du mal à les comprendre.


Si on interrogeait les participants après une formation ou une séance de sensibilisation, ils nous diraient sûrement qu'ils en comprennent mieux l'enjeu, sans pour autant changer leur comportement.


La différence, c'est qu'ils ont appris des choses sur ce sujet, mais qu'ils n'y ont pas adhéré. La sensibilisation doit donc faciliter l'empathie afin de mieux ressentir les effets de cette cause. Rien de mieux que de vivre des simulations pour en comprendre l'impact.


Comme je l'ai dit plus haut, pour sensibiliser nous montrons des chiffres, des faits, mais cela ne fait pas ressentir des émotions. Exemple : on vous dit que 80% des gens aiment cette montagne russe et que 60% la refont une deuxième fois. Ça vous donne envie d'y aller, mais vous ne savez pas si c'est bien. Cela n'égalera en rien les émotions que vous ressentirez quand vous prendrez cette attraction.


Même en racontant à quel point cette attraction est super, les auditeurs ne pourront qu'imaginer le ressenti. Pour la sensibilisation c'est pareil, nous pouvons en parler mais tout le monde ne pourra qu'imaginer a quel point c'est important.


L'idéal est donc de faire des simulations des thématiques sur lesquelles on veut sensibiliser, pour en ressentir les effets et ainsi y adhérer. La simulation peut se traduire par des jeux de rôle, des cas pratiques ou tout autre activité directement liée à la cause. Pour que la sensibilisation perdure dans le temps, il est important que nous puissions voir les effets de nos actions, montrer que ce que nous faisons a des conséquences positives : et c'est le principe même du jeu que de donner une récompense lorsque nous réalisons une tâche attendue.

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